image-miniat

[Cliquer sur l'image]

Hamid TIBOUCHI

Shahrazad, paroles tissées

Œuvre originale peinte à la demande de l'association « Femmes Solidaires » pour une exposition itinérante ayant eu pour titre « Résister, c'est créer ».
Un hommage aux femmes, donc.
Acrylique et encre de Chine sur toile libre de 190 x 100 cm. L’image ne reproduit qu’un fragment.


N'TCHAK

tendresse déroulée    amours de raphia
signes rapportés sur la trame des jours
pour y laisser les traces
d¹une vie simple    ses joies    ses peines

magie des formes élémentaires
chanson noire de gestes essentiels ­
non pas Pénélope en attente (l’homme
est à la chasse ou à la cueillette)

mais Shahrazad nouant
et dénouant le fil de la vie
pour ne pas mourir
prématurément

Hamid TIBOUCHI
(Extrait de « Riens », inédit)


L’ancêtre qui a cardé, celle qui a filé, celui qui a cousu et qui nous a tendu le fil et l’aiguille, nous sommes tenus de continuer la chaîne, libre à chacun de trouver une nouvelle manière de faire. Le fil rompu, c’est la fin de l’histoire.

Hamid TIBOUCHI
(Extrait de " Nervures ", Éditions Autres Temps, Marseille, 2004)


Avant même d’apprendre à lire et écrire, la poésie m’est apparue à travers le dessin-même de l’écriture. J’ai en effet beaucoup rêvé dans mon enfance sur tous ces dessins mystérieux que constitue l’écriture, d’autant plus que leur sens ne m’était pas encore accessible.C’est peut-être pour cela que je cherche à rendre le signe présent, simplement présent. Je veux qu’il se déploie, libéré de la contrainte de la lisibilité. Je suis à la fois le spectateur et l’acteur de ce déploiement qu’engendre mon geste.

Hamid TIBOUCHI
(extrait d’un texte aux élèves du Collège Marcellin Berthelot de Nogent-sur-Oise)


[Revenir au sommaire]