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Marie-Rose BACQUET (née le 23 août 1954)Une ligne et de part et d’autre,, mai-juin 2011 Acrylique sur quatre toiles sablées de 60 x 73 cm. L’aventure commence avec un défi relevé par des anciens élèves du Collège de Mouy qui, quelques dizaines d’années plus tard, se retrouvent autour de Gérard SCHLOSSER, leur ancien professeur de « dessin ». Dans ces années 60, Gérard SCHLOSSER était déjà un peintre connu qui partageait son temps entre ses activités dans le monde de l’art et les heures qu’il avait accepté de donner pour pallier l’absence d’enseignant d’arts plastiques au lycée-collège de Mouy où sa femme avait été nommée. Avec lui, ses élèves avaient déjà fait beaucoup de peinture à l’huile dont les petits tubes ne duraient pas longtemps. De cette période, le Collège avait conservé dans le réfectoire, deux grandes toiles, l’une d’après Pablo PICASSO, l’autre d’après Fernand LÉGER. Gérard SCHLOSSER continue de sabler ses toiles avant de les peindre à l’acrylique et sa persévérance d’orfèvre en matière de brins d’herbe est à elle seule un défi. Qu’à cela ne tienne, tous ses anciens élèves se retrouveront chez lui l’année suivante, chacun aura sa toile sablée et de l’herbe peinte. Rien ne saurait arrêter Marie-Rose. Pourtant, elle qui admirait tant les travaux de ses élèves de maternelle ne se croyait pas capable de peindre… et aujourd’hui elle n’a pas peint une seule toile… elle est allée s’acheter 30 châssis, a entrepris de les tendre et de les préparer elle-même… Les quatre toiles qui sont exposées ici ne sont qu’un échantillonnage car elle est devenue véritablement « accroc » au plaisir de peindre : 7 toiles d’un coup, c’est déjà aussi bien que le Vaillant Petit Tailleur des Frères GRIMM, encore n’est-ce qu’un début. La première toile en haut et à gauche, la plus figurative, est aussi la première toile à la fois sablée et avec de l’herbe peinte. Sa limite entre ciel et herbe ne la satisfaisait pas. Elle l’a revue, corrigée, dessinée sur une grande feuille de papier calque qu’elle a découpée en suivant la ligne pour s’en servir de règle, ce qui lui a permis de la tracer proprement à l’identique sur une toile puis sur une autre et encore une autre… et c’est parti pour une centaine de toiles qui seront assurément sablées. Sur chacune, il y aura la ligne, quelque chose au-dessus et autre chose en-dessous, de l’herbe ? C’est moins sûr. La seule certitude c’est qu’on n’arrêtera pas Marie-Rose. DM |