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André MASSON
Balagny-sur-Thérain 1896 – Paris 1987
Le Labyrinthe, 1938
Peint à l’huile sur toile, l’original, qui mesure 120 x 61 cm, appartient au Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris.
Cette étude a été peinte à l’acrylique par Odile MARY.
Fils d’un représentant en papiers peints, André Masson suit son père à Bruxelles où il passe 5 ans à l’Académie royale des Beaux-Arts avant de venir à Paris à l’École nationale des Beaux-Arts. Grièvement blessé pendant la guerre de 14-18, il se lie au groupe surréaliste d’André BRETON en 1924 mais s’en distancie dans les années 30. Sa réputation est aujourd’hui mondiale.
Au lieu de peindre l’extérieur des choses, toujours plus ou moins arrangé « pour faire beau », les surréalistes s’autorisent à présenter la réalité de ce qui se passe en eux-mêmes qui est parfois moins rassurant. La mise en évidence de l’inconscient par Sigmund FREUD a été décisive pour l’orientation de ce groupe.
André MASSON met en scène ici un monstre, le Minotaure, mélange d’animal et d’humain, une image qui nourrit des croyances très, très anciennes. André MASSON se réfère au mythe de l’antiquité grecque qui se représentait ce mi-homme mi-taureau comme le résultat de la vengeance de Poséidon, dieu de la mer, qui aurait accouplé son taureau blanc avec Pasiphaé, reine légendaire de Cnossos. Pour se protéger du monstre, les grecs l’auraient enfermé dans un labyrinthe construit par Dédale, avant que Thésée ne réussisse à le tuer.
Ce qui est particulier à l’idée d’André Masson c’est que ce monstre pourrait être n’importe lequel d’entre nous. Les circonstances de la vie peuvent nous rendre monstrueux. Le peintre révèle l’intérieur de l’homme (c’est en cela qu’il est surréaliste) : un chaos de toutes sortes d’éléments. Il a même figuré un labyrinthe où l’on peut s’enfermer au risque de se perdre à l’intérieur de soi-même.
D. MARY
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