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Daniel MARY

… à dormir debout 1, mai-juin 2010

sculpture originale, métal, bois, mousse, skaï, toile de coton, titre imprimé sur papier, 176 x 60 x 80 cm.

avec toute ma gratitude à Sigmund FREUD, à Marcel DUCHAMP, à Marshall Mc LUHAN et aux Nouveaux Réalistes…

« Car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe », songeai-je avec le lièvre de Monsieur Jean de La Fontaine. Ainsi songeai-je donc : que faire d’une table de massage que j’avais si amoureusement refaite presque à neuf pour me retrouver finalement sans rien à masser ? Amasser ne conduit à rien quand on n’a pas l’usage, amoureux ou pas, de ce que l’on amasse.

Sublimons, sublimons, n’est-ce point là en effet un des chemins de l’art !

Exposons, exposons, n’est-ce point là un moyen de vivre encore ?

Expliquons, expliquons (ce qui veut dire littéralement sortir des plis ce que l’on a soigneusement « caché dans les plis » pour l’y mieux préserver). Quoi de mieux par exemple que la vitrine de « l’espace matériel médical » de la Pharmacie d’Ully-Saint Georges pour y exposer un détournement de table de massage ?

La présentation y est toujours claire. Le titre est écrit gros. Dire qu’un artiste peut se trouver en prise directe permanente avec l’inconscient risquerait d’ajouter des plis (de compliquer…). Restons simple, cette table de massage n’est pas ce qu’il y a de mieux pour dormir debout mais je suis loin d’avoir tout dit et je lui suis déjà reconnaissant de me permettre de poser le problème.

Daniel MARY

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