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Daniel MARY (né le 11 août 1937)

Coupin 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13, 2011

Acrylique sur 13 toiles : une de 100 x 100cm, douze de 50 x 50 cm, le tout assemblé en polyptyque de 200 x 200 cm.

Le 12, rue de la Vierge à Coupin est un tout petit terrain que nous avions acquis en 1991 pour y construire nous-mêmes une maison au plan carré. Terrain d’angle arrondi par le croisement entre la rue de la Vierge et la rue du Roy, seules ses deux limites de mitoyenneté sont orthogonales. Pourquoi les murs de la maison ne sont-ils pas parallèles à ces deux limites, voilà qui étonne les agents des impôts fonciers. C’est qu’avec une liberté que lui confère son autorité, mon architecte de fils aîné nous a fait orienter le plan de la maison pour que nous ne puissions pas « voir » nos voisins immédiats et, en revanche, couper un pan sur son angle nord-est pour que nous puissions profiter de notre point de vue préféré sur la frondaison de Foulangues et le petit tertre qui lui fait suite en dominant ce que nous voyons de Coupin.

L’envie de peindre n’a cessé de nous envahir chaque fois que nous regardions dans cette direction. Pendant plus de vingt ans des activités plus urgentes ont entretenu vivant ce désir si vital parmi tant d’autres. Nous avions déjà la chance de pouvoir peindre mentalement… et même de parler de ces peintures-là que personne ne pouvaient voir. En attendant mieux, nous en avons fait du paysage lui-même une importante collection de photos que je ne cesse de compléter. Cette mini-série de toiles peintes n’est donc probablement qu’un début...

En se déplaçant de quelques dizaines de centimètres entre deux photos, « tout change de place » et dans la même journée, tout change de couleurs.

Ces 13 toiles ont la même composition qui pose quelques lignes du paysage sur quelques lignes remarquables du carré de la toile.

Une seule clef ouvre la seule règle du jeu des couleurs : le petit carré de la poterie de cheminée et le cercle de l’arbre dont il est le centre sont de couleurs opposées, ce sont des couleurs complémentaires. Juste un mot d’explication : toutes les couleurs peuvent se préparer à partir de 3 primaires BLEU, JAUNE, ROUGE. Dans la toile centrale comme dans une des petites toiles qui l’entourent, le petit carré est ROUGE et l’arbre est peint avec le mélange BLEU + JAUNE ce qui donne du VERT. Sur une autre toile dont le carré sera JAUNE, l’arbre sera donc ROUGE + BLEU... vous me suivez ?...ou je recommence ?... Ah oui, il reste une toile blanche... mais vous pouvez imaginer à votre tour la couleur du petit carré et donc...

Sans doute est-ce un peu simple, trop facile, non ? Et bien curieusement voyez vous, en ce qui me concerne, ce n’est ni facile ni simple de faire facilement des choses simples… Qui donc a dit : « pourquoi faire simple quand on peut compliquer ? » ?

DM


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