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Kasimir MALÉVITCH 1878-1935Composition : Blanc sur blanc, 1918 ? Peint à l’huile sur une toile de 80 x 80 cm, l’original appartient au Museum of Modern Art de New York. Ceci est une étude à l’acrylique par Daniel MARY, A.R.T. Ully-Saint Georges. Dans le grand mouvement de l’art moderne où les peintres sont devenus des chercheurs indépendants de l’académisme, apparaissent, à partir de 1910, avec KANDINSKY et KUPKA, des productions qui ne se réfèrent plus au monde réel visible qui nous entoure. Si l’abstraction faisait déjà partie de la démarche de tous les peintres, elle restait secrète au profit des images figurées. En 1890, le peintre Maurice DENIS note : « Se rappeler qu’un tableau – avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote – est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ». Kasimir MALÉVITCH a expérimenté la manière impressionniste, privilégié les couleurs pures du fauvisme, préféré les images populaires et paysannes aux œuvres académiques avant de profiter du cubisme pour réduire les corps de ses personnages à des éléments de tubes coniques et cylindriques aux couleurs primaires. En 1913 ses affirmations deviennent encore plus radicales et il présente un Carré noir sur fond blanc, emblème de son Manifeste suprématiste qui paraîtra en 1915. En 1917, avec la Révolution, il adhère à la Fédération des artistes de gauche. Ses idées révolutionnaires se heurteront aux choix des dirigeants communistes qui, dans les années 30, imposeront les modèles néo-impressionnistes du réalisme socialiste. Le suprématisme, écrit Malévitch, c’est la peinture de la sensation pure, la blancheur infinie, le sentiment de l’absence d’objet. Le carré blanc apparaît comme l’impulsion vers les fondements de la construction du monde… D. MARY
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