Sophie LAMBINET
  Cette histoire commence au cours de l'année scolaire 2001-2002 au Lycée Jean-Rostand de Chantilly. Sophie LAMBINET suit les cours de l'option arts plastiques en classe de première. Christophe DEBRAINE a proposé un sujet de pratique : "Insérez un élément de votre production dans l'espace de la classe". Sophie choisit l'intervalle toujours sale entre les dalles de revêtement plastique collé au sol. Des couleurs rendront cet espace plus gai. Nécessairement vives, les couleurs formeront une succession de tirets d'égales longueurs qui, en dépit de leur taille minuscule, se différencieront fortement de l'entourage avec un effet de scintillement. "Ça le fait" à l'évidence.

De passage dans la classe, je propose à Sophie un certain nombre de prolongements possibles pour porter au paroxysme cette trouvaille plastique. Pourquoi ne pas la proposer à un fabricant de revêtement de sol. Les développements coïncident avec le projet de galerie de l'a.r.t. au point d'y réserver dans le sol un espace en attendant de pouvoir exposer l'ensemble des recherches de Sophie. En 2002-2003, Sophie vient à Ully-Saint Georges repérer les particularités de la traversée de la commune le long de la D44. Elle choisit des cadrages avec un appareil photo numérique. Au lycée, grâce à l'équipement informatique, elle insert ses lignes de "tic-tic-tic-tic" entre deux rangées de moellons, le long d'une bordure de trottoir, sur une rigole qui traverse la place du foyer... elle présente un dossier convaincant au baccalauréat.

Ce mois de mai 2004 enfin, avec l'accord de la municipalité d'Ully, elle réalise cette traversée. Entre temps, le motif lié à une insertion dans un espace réservé entre deux éléments a pris de l'autonomie : le voici sur des chevrons de 4 mètres de long présentés dans une évocation particulière du jeu de Mikado pour la traversée d'Ully et l'entrée de la galerie. À l'intérieur, la ligne dans le sol rappelle le premier travail, avec un joint très élargi et une remontée symbolique depuis le sol jusqu'au mur où un tasseau peint unit deux toiles écrues. Un mannequin porte un string : le motif s'insert entre les deux volumes fessiers. Du cours d'arts plastiques à l'autonomie d'une recherche personnelle approfondie, nous voici aujourd'hui dans une authentique séquence créatrice où l'idée commande des déclinaisons possibles à travers de multiples techniques, voire de véritables "machines".

L'exposition répond en outre à une préoccupation du groupement de communes du Pays de Thelle exprimée au cours de la quinzaine 2004 du CELI : "Les chemins de la tradition en Pays de Thelle".

D. Mary

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L'exposition a été ouverte tout le mois de mai 2004.

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