ENGINS, ma passion de toujours

 

       Je n’étais même pas né… Pour faire du bois, mon père avait acheté un tracteur bleu que j’ai toujours connu (aujourd’hui il a été repeint : il est vert).

 

            Tout petit déjà, j’accompagnais mon père. J’étais tout le temps avec lui sur le tracteur. Un peu plus tard, il me l’a fait conduire. Maintenant, je le conduis tout seul.

 

            J’aime bien le bruit de ce tracteur. Il fait un gros bruit. Je l’appelais le « poum-poum ». Le nom lui est resté. Mon père avait beau se lever en prenant toutes les précautions pour ne pas me réveiller, quand le moteur se mettait en route, j’étais réveillé et il n’était pas question que je reste à la maison.

 

            J’aime bien la force de ce tracteur. Ce n’est pas un bolide de course mais il peut tirer des charges énormes. On se sent tout petit sur cet engin, sur quelque chose de très fort.

 

            J’aime bien la forme de ce tracteur.

 

            Très vite je m’intéressais à tous les tracteurs même les tout petits. Quand mes grands parents « allaient à Stock » faire des courses, je m’arrangeais pour les accompagner et me faire offrir un tracteur comme petit jouet.

 

            Ces tout premiers cadeaux, je les ai un peu massacrés. J’étais petit. Je ne faisais pas encore attention. Ils ont fini à la poubelle. J’avais à peu près 10 ans quand j’ai commencé à être plus soigneux. Je les ai gardés. Depuis, avec mes économies, je me suis racheté les cadeaux que j’avais cassés et qui, avec le temps, ont pris beaucoup de valeur : ils sont rares. Alors que j’étais encore élève à l’école d’Ully-Saint-Georges, j’étais devenu collectionneur. On m’a offert beaucoup de pièces : des tracteurs et tout ce qui était matériel agricole. J’en ai aussi acheté. Il faudrait que je les recompte… il y a bien 250 miniatures et le nombre continue d’augmenter.

 

            À la fin du collège, mon dossier scolaire me permettait beaucoup de choix. Mes professeurs me conseillaient d’aller dans une seconde générale. En fait j’ai tenu bon pour aller dans un lycée d’enseignement professionnel et devenir conducteur d’engins. Ce n’était pas un choix simple parce qu’il n’y a pas beaucoup d’établissements qui offrent cette spécialité. Pour moi ce n’était pas la porte à côté mais Provins, Rouen ou une petite cité du Nord.

 

            Je suis élève à Rouen où je viens de faire une première année. J’entre en terminale où je vais passer un C.A.P. J’ai un peu moins de courage en pensant à la suite vers un Bac pro. Cette année là on ne va plus conduire du tout, seulement apprendre à faire des calculs pour résoudre les problèmes des gros ouvrages : ponts, routes… Je comprends bien que j’aurai besoin de cela plus tard…

 

            Pour le moment ce que je préfère, c’est conduire les engins et garder le contact avec tout ce qui m’a toujours passionné depuis que j’étais tout petit. Cela m’intéresse de conduire et aussi de collectionner…

 

                                                                                                                          Julien LIOUX

 [Voir l'affiche de l'expo]

 

Galerie de l’A.R.T. du 27-09 au 12-10-2003,.

L'exposition dans la galerie d'Ully-St-Georges est terminée , nous continuerons de vous proposer des images de cette manifestation. Un CD-ROM de l'ensemble des pièces  exposées est disponible avec une participation aux frais de 15€ (incluant les frais d'envoi). (Nous contacter.)

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