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Odile et Daniel MARYLa Maman de Fredo, 2007-2008 Œuvre originale peinte aux pigments purs et liant acrylique sur toile. Le monde est si petit et les rencontres toujours étonnantes. Fredo portait avec lui des images de Mayotte alors qu’il déployait toute son énergie à Ully à l’occasion du chantier d’assainissement des eaux usées. Une pause à l’abri dans la galerie de la rue de la Vierge nous a permis de parler peinture. Son « - Moi ce que j’aimerais avoir, c’est un portrait de ma Maman » est à l’origine de ce travail toujours incertain sans voir la personne elle-même. La banale reproduction d’une image photographique s’est enrichie à la fois de longues interrogations sur la personne représentée à travers une interrogation particulièrement scrupuleuse du document et des apports à des choix de peintres. Par exemple, le traitement de la surface du « mur » dont « l’enduit » est chargé de véritable sable, est un double clin d’œil à André MASSON né à Balagny-sur-Thérain et à Gérard SCHLOSSER qui a enseigné les arts plastiques pendant les années 60 à Mouy, tous deux utilisaient le sable dans leurs productions. Un autre exemple, le traitement des effets de tissus introduit des équivalents plausibles des vêtements réels avec une simplification qui à la fois renforce celle de la composition et réserve toute la complexité aux visages. Un dernier exemple encore est le parti pris de conserver aux ombres une dominante « chaude » et un maximum de transparence en bannissant toute présence de blanc, un parti d’autant plus sensible que les lumières étaient, au contraire, fortement opaques. Le fait que les regards émergent de l’ombre contribue ainsi à donner une intensité supplémentaire au réalisme de la présence des personnes. Daniel MARY |