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Margaux (née le 24 décembre 2001)Chépa, 12 novembre 2010 Œuvre originale peinte à l’acrylique sur une toile de 81 x 100 cm. Chépa est le premier réflexe de Margaux lorsqu’on lui pose une question. On pourrait penser que la sagesse d’une très jeune demoiselle rejoint celle du grand philosophe Socrate : « - Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien. » Il apparaît très vite que c’est un peu plus compliqué. Non seulement Margaux sait déjà énormément de choses mais encore elle sait très exactement ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Le rouge, c’est « ce rouge violet-là » et pas un autre, le bleu-vert, « ce serait mieux un peu plus foncé » : Margaux qui dit qu’elle ne sait pas, en fait, sait très bien. On peut par ailleurs penser qu’une jeunesse très actuelle ne souhaite pas répondre aux questions que posent des personnes de générations précédentes. Probablement parce que la manière dont sont posées ces questions implique trop souvent des réponses toutes faites alors que les générations nouvelles voient d’autres possibilités moins simples à exprimer devant l’autorité de personnes plus âgées. La simplification du langage parlé ajoute une saveur nouvelle au classique « je ne sais pas ». « Classique » c’est d’abord ce que l’on juge utile de faire apprendre aux jeunes pendant leurs classes. Pendant les récréations artistiques, pourquoi se priver de l’étrangeté des rencontres de syllabes. Après le « - comment tu écris ça », nous avons beaucoup ri du « ilapadpatt » et l’avenir nous en promet tant d’autres. Daniel MARY |