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Daniel MARY

Étant donné l’intérêt indiscutable des lits à hauteur variable du Service d’Urologie de l’Hôpital Laennec de Creil sur la perception de la rencontre inévitable de la terrasse des blocs opératoires avec la ligne d’horizon : une fraction des mille quatre cent quarante minutes d’effets lumineux saisissables tel beau jour de juillet 2007., 2007

En d’autres circonstances, ce titre aurait pu être plus court, par exemple : Hommage au carré 51, juillet 2007 ou, pour d’éventuelles raisons pédagogiques, plus techniquement explicite de sa composition : Expression visuelle du report de la largeur du tableau sur sa longueur conjugué au report de sa demi-longueur sur sa largeur, juillet 2007 ou encore, privilégier l’émotion en excluant toute préoccupation ordinaire du plasticien qui, d’abord, organise des formes et des couleurs sur la surface de sa toile : Vive le Service d’Urologie de l’Hôpital Laennec de Creil, juillet 2007

C’est un grand privilège d’être accueilli dans un excellent service hospitalier et quel luxe d’y trouver le temps de jouer, sans plus d’impatience que de prétention, à des jeux de plasticiens devant une immense fenêtre ouverte sur un ensemble composite mêlant rural et urbain. Ici, le jeu n’était pas de « représenter » mais bien d’organiser une surface à partir de ses proportions. À partir du bord droit de la toile, je reporte les 27 cm de sa largeur sur sa longueur : je délimite un carré. Dans une première suite d’Hommages au carré, 2003, 27 x 35 cm également, je laissai ce carré littéralement « en évidence », en l’occurrence vide – un fond blanc – détaillant le seul compartiment de 27 x 8 cm restant par un argument figuratif varié d’une toile à l’autre. Avec ce 51e Hommage, on pourrait trouver paradoxal qu’aucune surface visible ne soit carrée. Cependant la première étape de la construction reste la même, le « grand mur » du bas à droite a 27 cm de long et la « surface de verdure » 8 cm… La seconde étape qui définit la surface du ciel, fait encore appel au carré en reportant la demi-longueur de la toile sur sa largeur, à partir du haut de la toile : le « ciel » a 17,5 x 35 cm, un double carré.

Le « modernisme » de cet Hommage au carré 51 ne tient qu’à la simplification d’un mode de composition très classique réduite à deux lignes parallèles aux bords : le côté du carré construit sur la largeur et le côté du double carré construit sur la longueur.

Daniel MARY


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